À bas les amateurs!

Il n’y aurait donc rien d’étonnant à ce que, dans un avenir proche, on réglemente les pratiques amateures au nom de la sauvegarde des pratiques professionnelles.

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Quand on jette un œil sur les différents documents produits par le ministère de la culture[1] ces dernières années, on retrouve un schéma assez récurrent: le souci des pratiques amateures est toujours ou presque toujours visé sous l’angle de l’étude: on finance des gens, des chercheurs, pour analyser le phénomène si étonnant des pratiques amateures. Tout l’argent investi pour les pratiques amateures passe dans ces études, ces colloques, etc.
Il y a aussi quelques subventions aux associations (mais c’est plutôt le fait des collectivités locales).

Tout se passe comme si le ministère de la culture avait pour véritable mission de préserver les emplois de la culture ET du divertissement – c’est-à-dire l’intérêt des castes culturelles les plus avantagées.

(…)

Il n’y aurait donc rien d’étonnant à ce que, dans un avenir proche, on réglemente les pratiques amateures au nom de la sauvegarde des pratiques professionnelles. Et je doute fort que les dits professionnels s’en indignent: pas plus qu’ils ne s’indignent (à quelques timides exceptions près) de la loi DADVSI. Pour la simple et bonne raison qu’ils ont des privilèges à maintenir (ces privilèges qui justement leur donnent ce statut professionnel, leur assurent un revenu).

Source: Dana Hilliot, sur les forums de Musique-Libre.org[2].

L’amateur est l’immigré du monde de la culture. Un immigré de l’intérieur, une sorte de seconde génération culturelle mal digérée…

Notes

[1] Site du ministère.

[2] Tu m’excuseras, dana, d’avoir quelque peu remanié la mise en forme et l’orthographe du texte. J’espère ne pas avoir dénaturé le propos.

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