Musique & Numérique: la carte de l’innovation

La FING (fondation internet nouvelle génération) organise un débat public sur le thème de l’innovation économique dans le domaine de l’industrie musicale.

La Fing lance avec l’ADAMI et la SPEDIDAM un débat public libre et ouvert permettant une réflexion ouverte, sans aucune exclusive, à tous les acteurs, entreprises, associations, organismes publics ou parapublics, chercheurs, innovateurs, artistes, citoyens, sur la question de la création de valeur par l’innovation dans l’industrie musicale.

Face à la résistance des échanges de musique sur les réseaux P2P et ailleurs, peut-on trouver dans l’innovation (création, distribution, service, relation avec le public, tarification…) des voies marchandes pour recréer de la valeur au bénéfice de toute la filière musicale? De telles innovations pourraient-elles générer des revenus significatifs pour toute la filière musicale, même si subsiste un volant significatif d’échanges sur les réseaux P2P? Autrement dit, peut-on concurrencer l’échange de fichier en créant de la valeur?

Et ça se passe par ici: musique.fing.org

J’avais participé en mai à une première étape de ce débat, lors d’une journée d’échange sur le sujet (qui, au passage, m’a permis de rencontrer un certain nombre de personnes intéressantes). Je peux déjà vous dire que le débat est complexe. Il permet néanmoins de se rendre compte que si jusqu’à aujourd’hui ce sont les politiques conservatrices qui ont prédominé (chasse aux internautes, non renouvellement pour les supports physiques, transposition du modèle «magasin» à la vente en ligne de fichiers protégés), des initiatives différentes existent également, axées sur:

  1. le service aux consommateurs, à travers des offres qui valorisent plus l’accès et la «location» que la vente d’un droit d’écoute illimité dans le temps;
  2. l’accès des «amateurs», autoproduits et autres indépendants à la vente/diffusion en ligne.

Pour ma part, je me demande laquelle de ces deux tendances sera l’acquis le plus important de la transition en cours. La montée – au moins en termes de diffusion – des «petits , ou le passage vers un mode de consommation où l’on ne devient plus propriétaire de la musique que l’on achète, mais où l’on se contente de payer une facilité d’accès?

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