Je teste Last.fm

Après avoir entendu parler à plusieurs reprises de la «révolution» Last.fm, je me suis dit qu’il fallait voir de quoi il retourne exactement.

La recommendation par les pairs

Logo de Last.fm

Le «social bookmarking» et les systèmes de recommandation automatisés ou semi-automatisés sont à la mode. Jamendo, par exemple, s’y intéresse de près. On parle également beaucoup de MySpace et des artistes qui y ont rencontré un certain succès. Pour ne pas rester à la traîne, il faut se pencher sur ces cas.

On peut aussi citer radio.blog.club et sont application radio.blog.player, petit script permettant de placer de la musique sur un site web ou un weblog. Là encore, on est dans la recommandation.

Dans l’ensemble, il s’agit de systèmes qui automatisent et institutionalisent un procédé vieux comme l’art: la recommandation et le bouche-à-oreille. Pour ceux qui ont déjà l’habitude de se fier à leur pairs plutôt qu’aux institutions (radio, télévision, magazines, prix artistiques) pour découvrir de nouvelles choses, il n’y a là rien de bien nouveau. Tout au plus est-ce une facilité sympathique. Mais pour ceux qui la musique que via les principaux médias, cela peut effectivement représenter une évolution.

Logo de MySpace Logo de radio.blog.club

Quelles pourraient être les conséquences? Hé bien, cela pourrait réjouir quelque peu les indépendants, et surtout les artistes correspondant à la catégorie «dispose d’une visibilité moyenne mais de pas ou peu de promotion par les médias principaux». Pour les autoproduits, «amateurs» et autres outsiders, l’impact me semble moins net. Bien sûr, il y a des histoires de cendrillons de l’autoproduction à coup de bouts de chandelles qui ont trouvé soulier à leur pied (c’est à dire un public, puis un label) de la sorte. Mais au-delà des exceptions de rigueur? À voir dans quelques mois ou années.

On en reparlera probablement d’ici quelques temps.

Pour les curieux

Ma page d’utilisateur sur Last.fm se trouve par ici. Deux petites choses:

  • c’est pas moi sur la photo, c’est l’ami Phil;
  • j’utilise le plugin QLAudioscrobbler pour QuodLibet afin d’envoyer les informations des musiques que j’écoute vers la base de données Audioscrobbler/Last.fm. Cela marche semble-t-il assez bien, mais bizarrement les informations envoyées hier par ce biais semblent avoir disparu ce matin. Bah, on verra bien.

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Commentaires pour cet article

Thesa
Le 31 juillet 2006 à 15h06

Et en plus d’un système de recommandation, last.fm propose des radios last.fm. Ces radios passent de la musique selon certains critères, que l’on choisit en sélectionnant une adresse de radio sur le site (on en trouve un peu partout). Pour les lire, il faut soit le lecteur officiel last.fm, soit utiliser le lastFMProxy ( vidar.gimp.org/lastfmprox… ) ou Amarok.

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