Pascal Rogard (SACD) et l’absurdité des DRM

Je note ici – en partie pour moi, comme sur un bloc-note – ce passage du blog (officiel?) de la SACD, rédigé par Pascal Rogard:

Krach (01/09)

Il suffit de lire l’histoire des codes secrets de Simon Singh, pour comprendre la vanité de l’illusion que les technologies pourront assurer une protection sans faille des droits de propriété littéraire et artistique.

La désactivation par le logiciel ironiquement dénommé “fair use” des protections de Microsoft qui empêchent ou limitent la copie des œuvres musicales et audiovisuelles en est une nouvelle illustration.

Les savants fous qui à Bruxelles ont succombé aux charmes du tout DRM feraient bien de sortir de leurs officines, d’humer l’air du temps et de comprendre enfin que la rémunération pour copie privée en dépit de ses imperfections est le seul moyen d’assurer aux créateurs la certitude d’une rémunération pour ce type d’usages.

À quelques mois de la promulgation de la loi DADVSI, on croirait presque à un retournement de situation: «à la réflexion, les DRM c’est pas cool».

Dans sa condamnation du tout DRM, j’ose supposer que Pascal Rogard distingue les DRM inutiles d’une part (sur les CDs, voire sur les fichiers numériques vendus en ligne), et les DRM utiles d’autre part (services d’abonnement ou de location numérique). C’est une position qui, aujourd’hui, tend à faire consensus… chez la plupart des observateurs, les Majors restant persuadées – ou du moins prétendant l’être – de protéger leur catalogue au mieux grâce aux DRM.

Mais même cette position consensuelle entre le respect du consommateur d’une part et la mise en place de modèles économiques calqués sur le monde – très physique – de la location ne va pas de soi! Pour rappel, voir à ce sujet ce billet du 30 mai 2006: La location de fichiers numériques a-t-elle un sens?

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