Nous avons déjà parlé ici du rôle de la CNIL (Commission nationale informatique et libertés), et du danger que représentait le rapprochement des différents fichiers de police et de gendarmerie, fichiers qui présentent deux écueils principaux:
- ils peuvent être inexacts (une inculpation peut y être consignée, mais pas la relaxe qui l’a suivie!… ou bien tout simplement ils peuvent contenir une erreur factuelle);
- la réglementation et la régulation de l’accès à ces fichiers pose problème: qui, dans la société civile, peut les consulter ou demander une consultation?
Paru ce samedi 10 février dans l’Humanité, l’article Big Brother n’est pas loin par Me Jacques Delga dénonce les coups portés à la présomption d’innocence par ces fichiers et par leur utilisation.
Il existe une montée en puissance sans cesse plus grande de la police ou du parquet qui, d’une certaine manière, concurrence ou influence la justice. Cette montée peut paraître justifiable puisqu’il s’agit de protéger le citoyen. Mais en pratique elle est le prélude à l’atteinte à la présomption d’innocence et aux libertés individuelles. L’efficacité incertaine dans la poursuite des criminels doit-elle l’emporter sur le respect des droits individuels?




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