(Rappel: Jaccottet 1.)
L’air si clair dit: «Je fus un temps votre maison,
puis viendront d’autres voyageurs à votre place,
et vous qui aimiez tant ce séjour, où irez-
vous? Je vois bien de la poussière sur la terre,
mais vous me regardiez, et vos yeux paraissaient
ne pas m’être inconnus; mais vous chantiez parfois,
est-ce donc tout? Vous parliez même à demi-voix
à quelqu’un qui (…)
Extrait de «Paroles dans l’air», in Poésie (1946-1967), Gallimard. Voir par exemple ici ou encore là. Bande-son: fourteen footprints: so you changed your mind? par Half Asleep (extrait de (We are now) Seated in profile). Se trouve ici et en partie là.
Ceci dit, Philippe Jaccottet dédicaçait ces mots à Pierre Leyris. Pour ma part, je me contente de les pousser du bout du pied en direction de Dana, avec un sourire à moitié amusé. J’espère que ni Philippe, ni Pierre, ni Dana ne m’en tiendront rigueur.




Commentaires pour cet article
dana hilliot
Le 24 avril 2007 à 1h09
meuh non, point de rigueur faudrait aussi que je fasse suivre à Valo / half asleep ça devrait lui plaire Jaccotet et promis je m’en vais récupérer un volume (dans la collection Gallimard Poésie j’imagine? Elle est géniale cette collection..)
Florent V.
Le 24 avril 2007 à 2h29
Oui, la collection Gallimard Poésie, les petits livres de poche à prix raisonnables. Au passage, je te conseillerais plutôt À la lumière d’hiver que Poésie (1946 -1967).
Et puis, encore une fois rien à voir mais est-ce que tu as déjà croisé ceci: «La Charte de Gros Branleurs» (by Manu Larcenet, que j’aime beaucoup d’ailleurs – lire absolument La ligne de front et Le temps de chien) tempsperdu.over-blog.org/… (Le logo est terrible et drôle… tandis que l’article lui-même est, mine de rien, plus grave.)
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