Aux États-Unis comme en France, la vente de produits culturels d’occasion est relativement libre: je possède un livre, un DVD ou un CD, et je le revends, directement à un particulier ou bien à un magasin d’occasion ou un bouquiniste.
Du moins était-ce encore le cas jusqu’à récemment…
Je ne sais pas ce qu’en pensent nos amis du SNEP (Syndicat National de l’Édition Phonographique), mais leurs homologues américains, la RIAA (Recording Industry Association of America), n’apprécient pas trop ces ventes qui se déroulent hors de leur contrôle. La Doctrine of First Sale (seule la première vente d’un objet culturel donne lieu à une rémunération pour les ayants droit) est aujourd’hui mise à mal. Voir cet article en anglais de Ars Technica.
Plusieurs états américains passent des lois pour limiter la revente des produits de seconde main. Un peu comme, en France, on voudrait limiter la capacité des «amateurs» à se produire sur scène, par exemple. Dans un cas comme dans l’autre, il s’agit de conserver un contrôle sur le marché de la culture.
Il y a quelque chose de pathétique dans cette volonté mal avisée.




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